Dossier du mois
Produits chimiques. De nouveaux pictos pour vous protéger et vous informer
Dès le 1er décembre prochain, les étiquettes des produits chimiques que vous avez l’habitude d’utiliser changent. APE profite de la semaine nationale consacrée à la lutte contre les cancers professionnels
pour vous familiariser avec les nouveaux visuels et avertissements.
Bientôt, vous allez voir apparaître des produits chimiques avec de nouvelles étiquettes, de nouveaux pictogrammes et de nouvelles phrases pour attirer votre attention… Afin d’utiliser les produits chimiques en toute sécurité, de préserver votre santé, celle de votre entourage et de protéger l’environnement, il est important que vous soyez familiarisé avec ces nouvelles informations.
Projets
Réseau Vigilance. Enfin un espace inédit pour se mobiliser contre les cancers professionnelsPourquoi un tel réseau ?
Les cancers d’origine professionnelle sont devenus un véritable enjeu de santé publique, comme l’a montré le scandale de l’amiante. Pendant des décennies des travailleurs ont été exposés à ce produit, causant au jour d’aujourd’hui 3000 décès par an. Mais l’amiante n’est pas la seule substance cancérogène. 2,3 millions de personnes sont exposées à de tels produits. Et vous, savez-vous si vous êtes au contact de produits cancérogènes dans votre environnement de travail ? Grâce à ce site à la fois informatif et participatif, vous disposez de tous les atouts pour bâtir une communauté de citoyens souhaitant s'exprimer et se mobiliser contre les cancers professionnels. À vous d'agir !
http://www.reseauvigilance.org/index.html
Actualités
Piscines. Bouillon de culture ?L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) recommande plus d’hygiène et une meilleure maîtrise de la qualité de l’eau et de l’air dans les piscines ouvertes au public.
Elle appelle à la vigilance sur les travailleurs, les nageurs de haut niveau et les très jeunes enfants.
www.afsset.fr
Témoignage
Témoignages. Ces « retraités » qui échappent à tout dispositifMarcel R. Après avoir travaillé pendant 30 ans
(de 1949 à 1978) dans les mines de fer, cet adhérent de Meurthe-et-Moselle est parti à la retraite sans qu’aucune maladie ne soit déclarée. Il a fait reconnaître par la suite deux maladies professionnelles : une sidérose et un cancer broncho-pulmonaire. Décédé en 2006, il n’aura pas profité de sa retraite.
Marie T. (57 ans). Employée de maison, garde d’enfants puis assistante de vie auprès d’une personne dépendante, dont le décès a entraîné son licenciement. Marie devient agent hospitalier. Elle n’occupe ce poste que pendant un mois et demi. Elle se bloque le dos, ce qui lui vaut 15 mois d’arrêt et un licenciement pour inaptitude.
On lui accorde un taux d’incapacité de 5 %.
Elle ne bénéficiera pas du dispositif.
Serge J. (54 ans). Il exerce pendant 20 ans le métier de menuisier. En 1986, il est victime d’un accident de trajet : il est arrêté 7,5 mois puis pendant 4 ans pour les suites de soins. Il a un taux d’IPP de 27 %. Mais il ne pourra pas bénéficier du « volet pénibilité » : l’accident de trajet n’est pas concerné par le dispositif.
• Vous êtes usés par votre travail mais n’avez pas un taux de 20 % ?
Vous voulez témoigner ? N’hésitez pas ! francois.verny@fnath.com 01 45 35 00 77.


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